Sensibilisation

Des outils pour vous!

Sensibiliser, c’est avant tout apprendre et comprendre. Chez Niona, nous croyons fermement que cela est essentiel. Sur cette page, vous trouverez une richesse d’informations pour mieux comprendre les histoires, les défis et les contributions des communautés autochtones. Se renseigner sur les Premières Nations, c’est participer à la construction d’une société plus ouverte, respectueuse et inclusive des différences.

Parcours éducatif

Le Bureau de l’engagement communautaire, Mikana et le RÉSEAU ont développé une Boîte à outils décoloniale, incluant un parcours d’autoformation qui propose des ressources pour des lecteur.ices qui souhaitent en apprendre plus sur les réalités autochtones.

Nous recommandons de suivre ce cheminement en cinq niveaux, qui ont été soigneusement définis par les partenaires. L’accessibilité et l’expertise autochtone sont les principes fondamentaux de ce parcours. Nous proposons des ressources principales qui sont gratuites et rédigées par des Autochtones, ou encore des ressources qui s’appuient sur les connaissances autochtones.

« Tu n’as pas l’air autochtone ! » et autre préjugés

Ce guide réalisé par l’organisme Mikana propose de revisiter 10 préjugés les plus fréquemment véhiculés dans la société québécoise. Vous retrouverez également des informations utiles, tel que le portrait démographique des peuples autochtones au Canada, différentes définitions lexicales en contexte autochtone ainsi que des liens vers des ressources externes qui vous permettront d’approfondir vos connaissances.

Mikinak – Guide de sensibilisation

Au de-là d’un simple guide informatif et éducatif, le guide de sensibilisation Mikinak aspire à faciliter l’implantation d’éléments culturels des Premières Nations dans les situations d’apprentissages utilisées en classe. Ces références culturelles aideront les enseignants à susciter l’intérêt des élèves quelle que soit la matière. De nombreuses activités ludiques et interactives destinées aux élèves du 1er au 3e cycle du primaire vous sont proposées dans ce guide.

Mon journal créatif

Pouvant être utilisé tout au long de l’année, ce cahier a pour but de te permettre d’apprendre à te connaître grâce à des activités positives et stimulantes. En plus de t’amener à effectuer un bilan personnel, ce cahier te permettra également de : prendre du temps pour toi; te fixer des objectifs personnels et favoriser ton mieux-être global.

Vidéos

Découvrez nos vidéos dédiées à la culture abénakise. Ces brèves capsules offrent un aperçu dynamique et accessible des traditions, coutumes et savoir-faire abénakises. Utilisez ces ressources pour enrichir vos cours et éveiller la curiosité de vos élèves sur ce patrimoine unique et fascinant.

Les 11 nations autochtones au Québec

Wolastoqiyik Wahsipekuk (Malécites)

La grande Nation Wolastoqiyik regroupe huit communautés : une dans le Maine, six au Nouveau-Brunswick et une au Québec. La communauté Wolastoqiyik Wahsipekuk est présente à Cacouna sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, où l’on y retrouve leur édifice administratif dans un lieu naturel d’exception pour l’observation des oiseaux et des mammifères marins. Cette nation est depuis toujours reconnue pour la qualité de son artisanat : sculptures, ornements en piquants de porc-épic, perlage et vannerie.

La langue wolastoqey latuwewakon est une langue algonquienne parlée dans le Maine aux États-Unis et au Nouveau-Brunswick au Canada.

Au Québec, la langue a été en dormance pendant des années, mais depuis quelque temps, certains Wolastoqiyik ont un réel désir d’apprendre la langue.

Des efforts sont en cours dans le Maine et récemment au Québec contre ce déclin, notamment par la mise en place de programmes visant la protection et la transmission de la langue, et des traditions wolastoqey.

Anishinabeg/Anicinapek (Algonquin)

Dans l’ouest du Québec, les membres de la Nation algonquine Anishinabeg font en sorte que leur mode de vie ancestral reste bien vivant. Ils sont encore une majorité à utiliser la langue algonquine, dans laquelle leur nom signifie « vrai homme ».

La langue anishinabeg fait partie de la famille des langues algonquiennes. Dans les neuf communautés anishinabeg situées au Québec, l’anishinabeg est en constant contact avec le français et l’anglais.

Si la langue commune du peuple algonquin est l’anishinabeg, il n’en demeure pas moins que chaque communauté possède son propre dialecte et des expressions qui leur sont uniques. Contrairement à d’autres langues, les mots expriment une image claire et descriptive de ce que le locuteur veut dire.

La connaissance de la langue est en perte de vitesse marquée parmi les jeunes. Des efforts sont en cours pour la préservation de la langue, notamment par la mise en place de programmes d’enseignement au primaire.

Atikamekw Nehirowisiw

Attachés à un mode de vie et à un développement économique respectueux des traditions et de l’environnement, les Atikamekw sont passés maîtres dans le travail de l’écorce, la confection de canots, la fabrication de la pâte de bleuets et le sirop d’érable! Leur nom d’origine signifie « poissons blancs ».

L’atikamekw est une langue parlée par les Atikamekw Nehirowisiwok. Ce peuple est réparti en trois communautés: Wemotaci, Manawan et Opitciwan situées dans les régions de Lanaudière et de la Mauricie, au Québec. Il s’agit d’une langue de la famille algonquienne.

La langue atikamekw est une langue polysynthétique, c’est-à-dire que chaque mot est composé de plusieurs éléments et qu’un seul mot peut correspondre à une phrase entière dans d’autres langues. L’atikamekw ne comprend que 15 lettres, qui donnent 21 sons, dont une lettre qui lui est unique, le « tc ».

La langue est considérée comme la moins menacée des langues autochtones au Québec: 95 % des membres des communautés parlent couramment la langue atikamekw, ce qui en fait la langue autochtone la plus parlée au Québec.

Eeyou (Cri)

Les Cris forment une grande communauté, dont la Nation est la troisième plus populeuse au Québec. En 1975, aux côtés des Inuits, ils ont été au centre des négociations avec les différents paliers de gouvernement pour l’exploitation hydroélectrique de leur territoire.

Le cri est une langue algonquienne qui forme, avec l’innu, l’atikamekw et le naskapi, un continuum linguistique qui s’étend du golfe du Saint-Laurent jusqu’aux montagnes Rocheuses.

La langue crie est parlée par plusieurs milliers de personnes dans Eeyou Istchee, le territoire traditionnel des Cris situé dans la région du Nord-du-Québec. La langue crie est enseignée dans plusieurs foyers et écoles, et ce, dès la garderie. Sur le territoire d’Eeyou Istchee, il y a deux dialectes principaux, soit le « dialecte du nord », parlé dans les communautés nordiques et côtières; et le « dialecte du sud », qui est parlé dans le territoire intérieur et dans les communautés plus au sud.

Le cri est la langue autochtone la plus parlée au Canada.

Innu/Ilnu

Appelés Montagnais par les premiers explorateurs français, qui désignaient ainsi les habitants des petites montagnes de la Côte-Nord, les Innus forment la Nation la plus populeuse du Québec. Au Saguenay-Lac St-Jean (Pekuakami), on les appelle les llnus.

L’innu-aimun est une langue toujours bien vivante et la culture regroupe de nombreux talents dont de réputés écrivains, poètes et chanteurs. Ce peuple millénaire offre aux visiteurs, une industrie touristique distinctive et authentique.

L’innu-aimun, également appelé montagnais ou simplement innu, est une langue algonquienne parlée par les Innus, qui sont répartis dans 11 communautés situées dans les régions de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et au Labrador.

L’innu-aimun, le cri et l’atikamekw forment un continuum linguistique qui s’étend du golfe du Saint-Laurent jusqu’aux montagnes Rocheuses. Bien qu’elle soit parlée par plus de 10 000 personnes, la langue innue est menacée d’extinction. Des efforts sont en cours afin de trouver des solutions constructives et efficaces pour sa revitalisation et sa préservation.

Inuit

En langue inuktitut, le sens du mot Inuit (« les êtres humains ») renvoie à un temps où les habitants de l’Arctique pensaient qu’ils étaient seuls sur la terre. Les Inuits du Québec peuplent 14 villages dans l’immensité du Grand Nord. Leur mode de vie et leur art, notamment la sculpture, sont renommés dans le monde entier.

L’inuktitut est l’un des quatre grands ensembles dialectaux de la langue inuite et fait partie de la famille linguistique eskimo-aléoute.

L’inuktitut est parlé par plus de 40 000 personnes dans l’Arctique oriental canadien, au Québec (dans le Nunavik), dans l’île de Baffin et dans le Nunavut, et est utilisé dans la signalisation routière bilingue. D’abord traditionnellement orale, cette langue a la particularité d’avoir été transcrite à partir du XIXe siècle dans un système de notation syllabique.

La langue inuktitut a fait l’objet d’un travail soutenu de conservation et de préservation depuis le milieu des années 1980. Aujourd’hui, plus de 80 % de la population parle l’inuktitut. L’inuktitut est la deuxième langue autochtone en importance au Canada, après le cri.

Kanien'kehá:ka (Mohawk)

De la puissante Nation Kanien’kehá:ka (Mohawk), membre de la Confédération des Cinq Nations iroquoises, il reste un attachement fort aux traditions et rituels. Les Kanien’kehá:ka (Mohawk), deuxième nation la plus populeuse du Québec, ont su préserver leurs valeurs malgré l’influence des grandes villes voisines.

Le mohawk (appelé Kanien’kehá:ka en mohawk), est une langue qui fait partie de la famille linguistique iroquoïenne. Le mohawk est une langue polysynthétique, c’est-à-dire que les mots se composent souvent de différents mots porteurs de sens. Chaque communauté possède son propre dialecte, et au sein de chaque communauté, on retrouve également des dialectes familiaux. Tous les dialectes sont réciproquement compréhensibles.

Au Québec, cette langue est parlée par trois communautés : celles de Kahnawake, de Kanesatake et d’Akwesasne. Le mohawk est considéré comme étant une langue menacée. Cependant, le mohawk demeure la langue symbolique utilisée pour de nombreuses fonctions communautaires essentielles, dont plusieurs cérémonies et réunions traditionnelles.

Des efforts sont mis en œuvre pour revitaliser la langue, notamment par la création de programmes d’immersion et d’enseignement pour des publics de tous âges.

Mi’gmaq/Mi’kmaq/Mi’qmaq

Au 16e siècle, ce sont les Mi’gmaq qui accueillent les premiers Européens sur les côtes de la Gaspésie. L’aide de ce peuple de pêcheurs et de navigateurs fut précieuse pour les explorateurs et les marchands. Les Mi’gmaq ont une histoire et une identité fortes qu’ils mettent en valeur à travers différents sites et activités, comme la pêche au saumon. La musique est au cœur des rituels, des festins et des cérémonies culturelles.

Le mi’gmaq est une langue algonquienne. Comme plusieurs autres langues autochtones, la langue mi’gmaq est polysynthétique. Les suffixes et les préfixes s’agglutinent les uns aux autres pour représenter des phrases complètes.

La langue mi’gmaq est considérée comme étant en danger. En effet, la majorité des Mi’gmaq parlent anglais ou français. Le nombre de locuteurs de la langue est en décroissance et la plupart des locuteurs sont des aînés. Cependant, il y a de plus en plus de jeunes qui apprennent la langue et des efforts de revitalisation sont actuellement en cours dans plusieurs communautés.

Naskapi

La Nation Naskapie est celle de grands connaisseurs d’un vaste territoire boréal. Les Naskapis continuent à faire valoir leur savoir-faire traditionnel à travers des activités de chasse, de pêche et de découverte touristique de la toundra et de la taïga. Dans leur artisanat, le caribou occupe une place très importante.

Le naskapi est une langue algonquienne parlée par le peuple naskapi. Il y a une seule communauté naskapie au Québec, Kawawachikamach, située à une quinzaine de kilomètres au nord de Schefferville. La population parle naskapi et utilise l’anglais comme langue seconde.

La langue naskapie est écrite en syllabique crie de l’est. Le naskapi est un dialecte qui a plusieurs caractéristiques linguistiques communes avec le « dialecte du nord » cri. Il partage aussi plusieurs termes lexicaux avec la langue innue.

Même s’il y a une très proche relation linguistique et culturelle entre les Naskapis et les Innus, le naskapi reste une langue unique et distincte des autres variétés de langues que l’on retrouve dans la péninsule Québec-Labrador.

W8banaki (Abénakis)

La Nation W8banaki doit son nom au mot W8ban et aki, qui signifie « terre du soleil levant ». Établi à Odanak et à W8linak, ce peuple originaire du sud du Québec et des actuels États du Maine, du Vermont et du New Hampshire est réputé pour son art de la vannerie ainsi que de posséder le premier musée autochtone au Québec.

Le Ndakina, le territoire ancestral des W8banakiak, s’étend du Nord-Est des États-Unis au sud du fleuve Saint-Laurent au Québec. Au début des années 1700, dans le contexte des guerres coloniales, deux établissements militaires jésuites sont installés à Odanak et à W8linak.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, pour plusieurs raisons, l’aln8ba8dwaw8gan (langue abénakise) a subi un déclin important. Alors qu’il y a à peine 40 ans, on pouvait entendre couramment l’aln8ba8dwaw8gan dans les maisons, les rues ou les commerces des communautés, aujourd’hui, seuls quelques locuteurs possèdent et maîtrisent la langue. De nombreuses initiatives en revitalisation de la langue ont émergées depuis les dernières années, de sorte que le nombre de locuteur est en constante augmentation.

Consciente de la richesse de sa langue d’origine algonquienne et de la vision du monde qu’elle porte, la Nation s’efforce à réaffirmer et à se réapproprier son patrimoine culturel.

Wendat

C’est à Wendake, à proximité de Québec, que la seule communauté huronne-wendat dans tout le Canada. Le développement d’infrastructures de grande qualité a permis à la communauté de mettre en valeur son patrimoine et de développer le secteur du tourisme culturel.

Le wendat est une langue de la famille iroquoïenne. Malgré le fait que le wendat soit en dormance depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, il existe une abondance de documentation pour cette langue qui date principalement des XVIIe et XVIIIe siècles. Des missionnaires récollets et jésuites ont transcrit la langue afin d’évangéliser le peuple wendat. Aujourd’hui, ces mêmes documents, qui consistent en des dictionnaires, des grammaires et des catéchismes, sont employés pour la reconstruire.

Dès qu’un mot wendat est reconstruit avec l’aide des informations historiques et comparatives, la forme du mot est standardisée selon le système orthographique adopté par la Nation huronne-wendat. Ce processus est une étape nécessaire afin de s’assurer de la restauration et le rétablissement de la langue ancestrale au cœur de la communauté wendat.